Boulimique de défis
L’histoire de Bernard Roth mérite
d’être racontée. Né en 1937, habitant Strasbourg,
licencié à l’ASL Robertsau, (où il fractionne
sous la férule de notre grand Fernand Kolbeck) il n’est pas
du tout du genre à rester tranquillement installé dans son
fauteuil. Ainsi, après plus de 40 années consacrées
au négoce international du bois et à de très nombreuses
fonctions socio-professionnelles, sa « retraite », il la consacre,
entre autres, au sport, et plus particulièrement à la course
à pied. A bientôt 70 ans, Bernard sait qu’il n’a
plus rien à prouver. Il met le chrono entre parenthèses (d’autant
plus qu’il a commencé la course très tardivement , et
n’a de toutes façons jamais eu le « coffre » d’un
champion), mais vit la vie à pleins poumons!
Mais qu’est ce qui le fait donc cavaler comme çà
? "C’est bien simple" raconte-il, "je savoure les plaisirs
de l’effort dans chaque épreuve. Il y a ce mélange de
bonheur et de souffrance, il y a ce que les mots ne peuvent plus exprimer,
il y a ces larmes de plaisir ou de douleur qui viennent toutes seules une
fois l’arrivée franchie. Il y a le challenge , et il y a l’ambiance".
Il gère ses épreuves à l’envie
!
Programmes d’entraînements ? Il ne connaît pas, s’il
faisait un plan le dimanche celui-ci serait faux le lundi, autant Bernard
est sollicité par une multitude de tâches quotidiennes qui
se cumulent dans sa vie.
Le bon samaritain
Passionné comme il l’est, Bernard ne s’est pas contenté
de n’être qu’athlète. Il s’est lancé
un défi permanent, venir en aide à ceux qui sont en demande,
ou en détresse. Ce pilier du monde associatif, qui est très
engagé dans bon nombre de nobles causes, (exclusion, réinsertion,
quartiers, prison, drogue) consacre d’innombrables heures à
répondre aux associations, ou à des personnes en difficultés
qui lancent un appel au secours. Et c'est pas tout !, Bernard organise également
des « évènements » sportifs sortant de l’ordinaire,
avec la participation de ses amis coureurs; comme le bain de Nouvel An par
exemple; en faveur de petits cancéreux, dans un étang à
une température de 1.4 °,ou une course avec les détenus
à l’intérieur de la Maison d’arrêt de Strasbourg,
« Course contre le cancer » avec 100 participants dans le cadre
des Courses de Strasbourg-Europe, et la liste est longue ................
La vie l’a privilégié, et c’est
pour cela qu’il essaye de la rendre et la partager avec les autres.
Et ce n’est pas un hasard si Bernard a été décoré
de la croix d'officier de la Légion d’Honneur . Il le mérite
amplement, et bien plus que cela, il mérite notre reconnaissance
à nous tous, pour l’exemple qu’il donne à la vie
et à notre société. Bravo Bernard !


Bernard Roth
